Quels débouchés après Sciences Po Paris ?

La formation dans les IEP est très professionnalisante. Grâce aux multiples masters qu’offre Sciences Po Paris, que ce soit dans le secteur privé ou dans le secteur public, les étudiants disposent de nombreux débouchés ouvrant sur une grande diversité de métiers.

1- La professionnalisation de la formation « Sciences Po Paris »

Après 5 ans ou  3 ans (uniquement le premier cycle) ou 2 ans (pour ceux qui sont rentrés en M1), les étudiants de Sciences Po Paris, de même que pour les étudiants des IEP de province, attendent six mois en moyenne avant de trouver leur premier emploi. D’ailleurs, certains sont immédiatement embauchés après leur stage de fin d’étude en M2. Cela témoigne en conséquence du niveau de professionnalisation de la formation Sciences Po Paris et de la confiance des entreprises publiques ou privées dans le « profil Sciences Po ».

 Selon les masters, les étudiants ont l’opportunité de se diriger vers le secteur public et/ou le secteur privé.  En effet, grâce à la pluridisciplinarité et l’ouverture d’esprit, les expériences internationales et la possibilité de faire un ou plusieurs stages sous l’égide de l’administration de Sciences Po Paris, les étudiants ont les aptitudes et compétences pour s’adapter et intégrer les deux secteurs.

2- Débouchés dans le secteur public en général

L’IEP de Paris forme parfaitement ses étudiants. Selon les chiffres de Sciences Po Paris publiés en 2012, il y a exactement 28% des anciens étudiants de cet IEP qui travaillent dans le secteur public. La plupart d’entre eux sont des assistants parlementaires, directeurs des hôpitaux, cadres dirigeants d’entreprises publiques, magistrats, fonctionnaires au sein d’un ministère, hauts fonctionnaires ou fonctionnaires territoriaux entre autres. La grande majorité de ces anciens étudiants ont suivi l’un des masters de l’IEP de Paris menant vers la fonction publique. Ils sont issus de l’Ecole des affaires publiques, l’Ecole des Affaires internationales ou de l’Ecole de droit. En 2016, l’IEP de Paris révélait que près de 81% des admis de l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) était passé par cet IEP et chaque année, Sciences Po Paris est la première école à avoir autant d’admis à l’ENA (27 / 40 en 2018 soit 68%). 60 % des admis à l’ENM (Ecole Nationale de la Magistrature) venait de l’Ecole de Droit de l’IEP  de Paris en 2015. A tous les niveaux dans le secteur public, avoir été à l’IEP de Paris ouvre beaucoup de portes.  

3- Débouchés après Sciences Po dans le secteur privé en général

Il y a 65 % des anciens présidents de l’IEP de Paris qui travaillent dans le secteur privé révélait Sciences Po Paris en 2012.

Globalement, ils travaillent en grande majorité dans quatre grands domaines d’exercice que sont le conseil, le marketing et la communication ; la finance, la comptabilité et la gestion administrative ; les relations internationales, le lobbying ; et la sécurité. Les secteurs qui semblent faire l’unanimité sont ceux de l’audit-conseil ; de l’industrie, l’énergie et les transports. Ces deux groupes comprennent respectivement 19 %, et 28 des emplois.

D’ailleurs, si on inclue les secteurs banque-finance-assurance et commerce-distribution, ce chiffre monterait jusqu’à  60 % des débouchés.

En outre, le reste des anciens étudiants s’orientent habituellement vers la presse, les médias et l’édition et il s’agit le plus souvent des plus jeunes diplômés de l’IEP de la Rue Saint Guillaume.

Au final, il convient de dire que la majorité de ces étudiants viennent des masters de l’Ecole Affaires publiques, l’Ecole des Affaires internationales mais surtout du master Finance et stratégie de l’Ecole du management et de l’innovation de l’IEP de Paris par exemple.

4-Témoignage

Nora a été diplômée du master en communication de Sciences Po. Ses études en communication à l’École du management et de l’innovation de Sciences Po ont été un excellent tremplin pour travailler dans la création et les médias. Ce fut surtout sa découverte des créatrices d’entreprises à San Francisco qui l’a amenée à s’intéresser à l’entrepreneuriat féminin, même si Nora a toujours été particulièrement intéressée par les questions d’égalité femmes-hommes, y compris durant ses années passées à Sciences Po, où des professeurs lui ont donné les outils qui l’ont conduit là où elle est aujourd’hui.

Au printemps 2013, sa coproductrice Insiyah Saeed et Nora ont commencé la réalisation du documentaire « She started it » afin de faire découvrir l’industrie des nouvelles technologies en tant que journalistes. Nora a remarqué le manque de femmes dans ce milieu. Elle a participé à une conférence organisée par « Women 2.0 » et elle y a découvert des femmes entrepreneures à succès dont elle n’avait jamais entendu parler. Elle s’est alors demandée pourquoi leurs histoires ne sont-elles pas dans les médias ? Aujourd’hui, les femmes ne représentent que 9 % des fondateurs d’entreprises à forte croissance, et 96 % des investisseurs sont des hommes qui contrôlent la majorité des fonds. Nora et son équipe ont donc décidé de raconter les histoires de femmes commençant à construire leurs propres entreprises pour mettre en valeur cette révolution entrepreneuriale. L’équipe a suivi cinq jeunes femmes à travers les hauts et les bas de leur parcours entrepreneurial. L’objectif est que des filles regardent ce film pour qu’elles sachent qu’elles peuvent prendre des risques, que l’échec n’est pas un problème et que cela vaut la peine de s’investir avec passion.

 

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