Quels sont les débouchés après des études à Sciences Po et IEP ?

Contrairement aux idées reçues, étudier à Sciences Po Paris ne mène pas obligatoirement à la politique ou à la fonction publique. Pourtant, certaines familles, lycéens et candidats en sont persuadées par faute de moyens pour se renseigner. Les débouchés après Sciences Po Paris et les IEP sont multiples.

1- La professionnalisation de la formation Sciences Po Paris et des IEP

Les étudiants à Science Po Paris et dans les autres IEP sont formés pour développer et acquérir des aptitudes et compétences afin d’être aptes à entrer sur le marché de l’emploi. Le premier cycle permet aux étudiants d’acquérir une méthode de travail, une approche pluridisciplinaire, une expérience professionnelle et /ou internationale. Les étudiants sont donc formés très tôt pour devenir de vrais professionnels. Cependant, cette professionnalisation est prioritaire en master.

Il convient aussi de rappeler d’un étudiant sortant diplômé de ces IEP commence sa vie professionnelle en gagnant entre 30 et 40 mille euros selon les IEP. Ils trouvent un emploi six mois en moyenne après leurs études soit dans le secteur privé, soit dans le secteur public. Les débouchés sont multiples

2- Débouchés dans le secteur public en général après Sciences Po et les IEP

Les débouchés dans le secteur public varient selon l’IEP d’origine du diplômé et des masters suivis. En effet, sachant que Sciences Po Paris a des étudiants qui ont plus de chance de réussir les concours de la Fonction publique (ENA, IRA, ENM, EN3S, MAE, etc.), on retrouve en conséquence davantage d’anciens étudiants de Sciences Po Paris dans la Haute Fonction publique. L’exemple de l’IEP de Grenoble et Strasbourg va dans le sens inverse : ce sont des IEP très orientés vers l’Europe, donc on retrouve beaucoup d’étudiants venant de ces IEP qui deviennent fonctionnaires européens. Les masters qui professionnalisent vers ces professions sont les masters d’Affaires publiques, d’Affaires internationales (y compris européennes), de droit et ceux menant vers la recherche.

3- Débouchés dans le secteur privé en général

Il y a en moyenne 65% d’anciens étudiants des IEP qui travaillent dans le secteur privé contre moins de 30% dans le secteur privé et moins de 10% qui suivent une carrière internationale ou européenne. La formation « Sciences Po » des IEP est donc parfaitement professionnalisante.

Ces diplômés exercent en général dans 4 grands domaines dont les plus représentés sont le conseil, le marketing et la communication ; la finance, la comptabilité et la gestion administrative ; les relations internationales, le lobbying ; et la sécurité et la gestion des risques. Les secteurs de l’audit-conseil, de l’administration publique et de l’industrie-énergie-transport regroupent 47% des emplois. Si l’on ajoute les secteurs banque-finance-assurance et commerce-distribution, on couvre 60 % des débouchés. Les masters menant vers ces corps de métiers sont les masters Finance et stratégie de l’Ecole de management et de l’Innovation de l’IEP de Paris ; Finance d’entreprise et pratique des marchés à l’IEP de Strasbourg ; Affaires internationales et stratégie d’entreprise de l’IEP de Toulouse et Géostratégie, défense et sécurité de l’IEP de Strasbourg pour ne citer que ceux-là.

4-Témoignage

Marion est une ancienne étudiante de l’IEP de Paris. Elle est sortie diplômée de Sciences Po Paris après les deux années de master Human Rights and Humanitarian Affair. Aujourd’hui, elle travaille pour l’organisation non gouvernementale l’Oxfam à Paris.

Elle a affirmé :  » Ses deux années dans ce master ont été agréables. Déjà, durant mes trois premières années à Sciences Po, je savais que j’étais faite pour travailler dans l’humanitaire. Mais, c’est pendant que j’étais en mobilité en Nouvelle-Zélande que j’ai pris contact avec des anciens de ce master pour qu’ils me parlent de leurs carrières après leurs études. J’ai été très surprise d’apprendre que ce master incite les étudiants à comprendre les tendances, les non-dits, les problématiques, les difficultés et les solutions dans ce domaine en théorie. Ce sont les témoignages de personnalités comme Muhammad Yunus, Yann Arthus Bertrand ou Sean Penn qui m’ont inspirée et poussée à me diriger vers cette voie.

Mais le plus difficile pour moi était plutôt de réussir mon stage de fin d’année que j’ai fait au sein de l’ONG Care qui soutient l’entrepreneuriat féminin dans les pays du tiers monde. Durant ce stage, j’ai suivi des projets qui étaient mis sur pied bien avant moi. Il fallait que j’apprenne à intégrer l’équipe de travail, à prendre la cause que défend Care à cœur et à m’imprégner de la même bonne volonté et détermination que les autres de mon équipe.

Aujourd’hui, je travaille à l’Oxfam (Oxford Committee for Famine Relief). C’est une confédération composée de vingt organisations indépendantes de même sensibilité qui agit contre les injustices et la pauvreté dans le monde. On travaille ensemble et en collaboration avec des partenaires locaux répartis dans près de cent pays. Nous sommes très présents dans les pays d’Afrique et nous travaillons beaucoup avec d’autres ONG pour combattre le fléau indigne qu’est la pauvreté dans le monde et surtout dans les pays les moins avancés ».        

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