Master Sciences Po urbanisme

1- Pour quels profils ?

L’Ecole doctorale de l’IEP de Paris a un master principal qui est très attrayant : le Master Stratégies Territoriales et Urbaines.  Il forme les étudiants à devenir des professionnels de l’action publique urbaine et territoriale européenne. Il est l’un des deux masters principaux masters de l’Ecole Urbaine de Sciences Po avec Governing the Large Metropolis.

Il y a, dans ce Master, une grande diversité de parcours : la moitié des étudiants n’ont, en effet, pas suivi le Collège universitaire. La majorité de ces étudiants viennent de prépas littéraires, de licences de sociologie des universités de France et d’ailleurs, de l’Ecole Normale Supérieure, d’écoles d’ingénieurs, entre autres.

2- Quels sont les cours / formations du Master Sciences Po urbanisme ?

Créé en 2003, le master Stratégies territoriales et urbaines (STU) forme aux métiers stratégiques et opérationnels de la ville et des territoires, en France et en Europe. Il prépare les étudiants à élaborer et conduire des politiques publiques. Pour cela, ils apprennent à articuler :

·        des échelles territoriales variées (de la région au quartier)

·        des acteurs diversifiés (publics et privés)

·        des savoirs pluridisciplinaires appliqués aux enjeux des villes et des territoires (droit, économie, sociologie, science politique,histoire, architecture, etc.)

·        de multiples outils techniques (finances et gestion,méthodes quantitatives, cartographie, analyse spatiale de données urbaines,etc.)

Pendant les deux années de ce master, les étudiants font des exercices d’apprentissage professionnel : dès la première année, les étudiants travaillent en groupe sur un « projet collectif », pour répondre à la demande d’un commanditaire public ou privé. En deuxième année, les ateliers professionnels et un stage long les aident à construire leur projet professionnel. Ensuite, ils devront acquérir les fondamentaux à travers les enseignements consacrés aux politiques publiques, à la sociologie urbaine, à l’économie urbaine et territoriale, au droit de la ville, en lien étroit avec le programme de recherche «Cities are back in town».  Ils devront maîtriser les fondamentaux méthodologiques : statistiques, outils de gestion, cartographie, enquêtes quantitatives et qualitatives, recherche documentaire, visites de terrain et voyages d’études.

Ce Master fait partie de certains double-diplômes : Urban Policy avec la LSE et Comparative Urban Governance avec le Colegio de Mexico (choix à faire avant l’entrée en master), et il est possible ensuite de postuler aux double-diplômes avec Supaero, AgroParisTech et la Bocconi (candidature pendant le M1). Le M1 est une année à la fois professionnalisante et très exigeante académiquement.Les matières enseignées sont les mêmes qu’au Collège Universitaire, avec à chaque fois une attention portée sur les enjeux urbains et territoriaux : droit de la ville, sociologie de la ville, économie de la ville, statistiques, sciences politiques appliquées à la gouvernance territoriale, entre autres. La majeure partie des cours sont imposés à tous les étudiants, mais au S2 on peut en choisir certains. Tous les cours y sont enseignés en français à l’exception des cours de gouvernance et est très porté sur le monde européen. L’aspect professionnalisant du M1 tient au fait qu’en parallèle des cours, les étudiants passent un jour et demi par semaine à répondre à la commande d’une organisation(exemples : Ville de Paris, Cisco, etc.). Ce travail se fait en groupe et est très formateur en termes de compétences professionnelles et peut se valoriser sur un CV et permet aux étudiants d’emmagasiner des connaissances sur le terrain. Le M2 est tout aussi professionnalisant. Outre le stage au dernier semestre ou l’alternance tout au long de l’année, les étudiants suivent 4 «ateliers professionnels » durant le S3 qui les forment à des attendus concrets des métiers de la ville. Il n’existe pas de réelle spécialisation au sein du Master, mis à part les parcours risques (consiste à suivre des cours spécifiques sur la notion de gestion des risques territoriaux) et recherche(consiste à suivre des cours de l’Ecole doctorale, remplaçant le stage par un mémoire de recherche).

La charge de travail peut être assez intense, en particulier en M1, et l’année se poursuit jusqu’à début juin en raison du projet collectif. Mais comparé à ce que rapportent les gens des autres Masters, celui-ci a une très bonne ambiance, bienveillante et soudée, due aux nombreux travaux en groupe et au fait que tous nos cours soient communs.Très peu de gens font d’ailleurs une année de césure. Les projets collectifs permettent aussi de financer deux voyages d’études, un en France au M1, et un en Europe au M2, qui permettent de bien se connaître.

3- Quels sont les débouchés ?

En étudiant les sciences sociales, les étudiants de l’École urbaine apprennent à appréhender la complexité des problématiques urbaines. Grâce à la comparaison des modèles de ville d’Europe et du monde, ils apprennent à concevoir des solutions et à les mettre en œuvre.Résultat de cette culture professionnelle et organisationnelle, l’École urbaine forme des jeunes professionnels aussi efficaces et pertinents chez un major du BTP que dans le cabinet d’un maire, dans une agence régionale de santé ou un cabinet de paysagistes, chez un promoteur immobilier ou un bureau d’études spécialisé en débats publics, dans une agence locale de l’énergie ou un cabinet de consultants, dans une start-up inventant des applications numériques pour la mobilité “intelligente” ou chez un assureur en risques urbains, etc.

Par ailleurs, par rapport à une formation en faculté d’aménagement ou de géographie classique, le Master STU est plus ouvert en termes de matières abordées et beaucoup plus professionnalisant. Il bénéficie aussi de l’étiquette Sciences Po qui est un vrai plus pour le recrutement. Les débouchés sont ainsi très larges : les étudiants peuvent travailler dans n’importe quelle structure pourvu que le poste ait un lien avec l’organisation urbaine et territoriale : collectivités, services de l’Etat (éventuellement après un concours), associations, entreprises privés, bureaux d’études, conseil en organisation, start-ups, organismes parapublics. Certains partent également à l’international.

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